12.06.2008
Ce week-Kend
Que faire un prochain week-end à Paris ? Voici quelques pistes.
Une expo: Marie-Antoinette
Jeune fille frivole à la destinée tragique, Marie-Antoinette (1755-1793) est l'héroïne d'une superbe exposition au Grand Palais. Plus de 300 objets (tableaux chatoyants, meubles sophistiqués…) dessinent le portrait d'une reine « admirablement bien faite, au teint brillant, à la peau transparente ». Mise en espace élégante de Robert Carsen, un homme d'opéra.
Jusqu'au 30juin, 3, avenue du Général-Eisenhower, Paris 8e. Entrée : 10 €, gratuit - 13 ans (www.grandpalais.fr).
Source La depeche .fr
GRAND PALAIS
2008
06:15 Publié dans marie-antoinette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marie -Antoinette, louise vigée le brun, reynald roussel, convergence
22.04.2008
C'etait Marie Antoinette
La singularité de ce destin, sa violence ont fait entrer Marie-Antoinette dans la légende dès qu'elle gravit les marches de l'échafaud. Elle apparaît bien comme la dernière reine, le symbole d'un monde disparu, porteur de mystères et générateur de fantasmes. Elle est la première souveraine " médiatisée ", véritable " star " du royaume, lors de l'avènement de Louis XVI. Revendiquant en même temps le droit à une vie privée, elle préfigure ainsi les princesses modernes. Que cette
femme frivole et sentimentale, arrachée brutalement à son univers de fêtes, ait pu faire face aux violences révolutionnaires avec un courage exceptionnel ; qu'elle ait défendu son mari et ses enfants avec l'énergie du désespoir ne peut laisser indifférent. Le bonheur ne se raconte pas, une vie heureuse est un secret perdu, mais les malheurs d'une reine tissent la trame d'une tragédie. Douée d'un talent exceptionnel pour mettre l'Histoire en scène, Evelyne Lever nous offre une biographie frémissante, qui renouvelle le sujet et s'adresse à tous les publics tout en restant d'une parfaite rigueur historique.

13:23 Publié dans marie-antoinette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marie Antoinette, reynald roussel
12.04.2008
DvD
Le nom de Marie-Antoinette est devenu le symbole de tous les travers et tous les excès de la monarchie française ; pourtant la personnalité de Marie-Antoinette et le rôle qu’elle a joué sont bien trop complexes et trop importants pour la réduire à la caricature d’une souveraine vaine, frivole et dépravée.
Le réalisateur américain David Grubin nous fait découvrir, à travers les épisodes clés de la vie, une Marie-Antoinette multiple, surprenante à bien des égards, tout à la fois reine et femme, épouse et mère, personnage politique par destin et par nécessité, et qui, malgré ses limites et ses erreurs, va se révéler au cours d’une inexorable descente aux enfers.
Ce film est conçu en documentaire-fiction, qui mêle le récit biographique aux reconstitutions historiques, avec une reine incarnée par la comédienne Caroline Bernard;
07:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reynald roussel
10.04.2008
La dernière Reine
Marie-Antoinette. La dernière reine présente, en peu de mots, une image contrastée de la souveraine la plus branchée du moment. On y trouve les qualités communes à la plupart des livres publiés chez Découverte Gallimard : concision, simplicité, pertinence de l’iconographie. D’abondants portraits de la reine et images de son environnement illustrent judicieusement l’ouvrage. Les légendes détaillées permettent un approfondissement de certains points précis ; si on a l’esprit chagrin, on dira qu’elles tombent souvent dans l’anecdote. Voyons plutôt cela comme un intermède récréatif et agréable.

En vérité la formule reste bonne, car elle distingue clairement deux niveaux de lecture, qui facilitent un parcours rapide de l’ouvrage, très suffisant pour en retenir l’essentiel. La même idée préside à l’intégration de documents à la fin de l’ouvrage, où sont rassemblés des témoignages qui donnent une image nuancée de l’"Autrichienne", dont quelques incontournables – Mémoires de Madame Campan, pamphlet violent, interrogatoire de la "veuve Capet". On apprécie d’ailleurs qu’Evelyne Lever ne se laisse pas charmer par son personnage, et s’efforce toujours de garder la mesure. À cet égard, l’étonnant portrait qui ouvre le livre, extrait des Mémoires d’Alexandre de Tilly, donne le ton.
Cent fois sur le métier la très médiatique historienne a remis son ouvrage, s’imposant comme la plus célèbre spécialiste en France de Marie-Antoinette : ce fascicule n’est donc que la synthèse de très nombreuses monographies bien plus conséquentes sur son sujet de prédilection. On ferme pourtant l’ouvrage avec quelques regrets. Il est notamment dommage que la bibliographie ne soit pas plus à jour. Certes, le libellé "Principales biographies de Marie-Antoinette et de Louis XVI" est un paratonnerre efficace, mais on peut contester le choix de l’auteur pour qui, visiblement, rien de notable n’a été écrit depuis 1991. C’est par exemple faire peu de cas de l’intéressant ouvrage que M. Jean-Christian Petitfils a consacré à Louis XVI – pour ne citer que lui.
Par ailleurs, ce livre est destiné à un public large et non spécialiste ; il répond par conséquent à des visées éminemment didactiques. C’est pourquoi on peut regretter qu’une place plus importante n’ait pas été faite à ce que signifiait réellement être "reine de France". L’idée semble pourtant questionner l’auteur, qui titre "La dernière reine". Mais sans doute l’historienne n’a-t-elle pas voulu supprimer quelques anecdotes attendues pour pouvoir développer longuement cette problématique tout en respectant le format de la collection.
Reste que ce petit livre réussit quand même à poser en peu de pages les principaux jalons de la vie d’une "reine de tragédie". Il affiche un réel sérieux, mais sans austérité : les fans de Sofia Coppola sont aussi dans leur élément. Evelyne Lever propose au lecteur profane une première approche du personnage finalement assez équilibrée. Pendant qu’essaiment les publications sur la reine devenue la plus people de l’histoire de France…
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07:47 Publié dans marie-antoinette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reynald roussel
27.03.2008
EXPOSITION
2005 avait marqué le 250 ème anniversaire de sa naissance. 2008 est un crû tout aussi bénéfique pour la gloire posthume de la princesse autrichienne devenue Reine de France: Marie-Antoinette (1755-1793). Jusqu'au 30 juin 2008, les galeries nationales du Grand Palais à Paris, présentent une rétrospective sur la vie et les goûts de Marie-Antoinette à la Cour de France. Outre la sélection éblouissante des oeuvres exposées, la mise en scène, orchestrée par Robert Carsen, que l'on connaît surtout en scénographe des opéras, théatralise le parcours en lui offrant une dimension fastueuse et intimiste, surtout tragique, comme en témoigne la dernière salle en forme de lame (de la guillotine), dans la pénombre, qui évoque la fin terrifiante de celle qui mourut en 1793, décapitée à l'âge de 38 ans.
L'autre grand intérêt de l'exposition parisienne est la place des goûts de la souveraine, patronne des arts et surtout mélomane: décors de scène, partitions dédicacées (de Gluck son ancien professeur à Vienne, devenu compositeur officiel à Versailles), portraits de la Reine en musicienne... Robert Carsen a réinventé le déploiement muséographique des oeuvres en lui associant un fil musical, en écoute dans les salles, en particulier dans la partie finale du premier niveau, où les soirées à Trianon sont subtilement évoquées.
Lire notre dossier spécial Exposition Marie-Antoinette au Grand Palais (jusqu'en 2008)
Illustration: Marie Antoinette au pianoforte par Franz Xavier Wagenschön: la princesse est à Schönbrun et n'a pas 15 ans (Vienne). Toile exposée à Paris, dans la partie viennoise du parcours.
20:41 Publié dans marie-antoinette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marie antoinette, reynald roussel
22.03.2008
La Reine
16:56 Publié dans marie-antoinette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reynald roussel, Marie antoinette
20.03.2008
Marie -Antoinette 2008
Paris, du 15 mars au 30 juin 2008
Le metteur en scène d'opéra, Robert Carsen théâtralise la rétrospective Marie-Antoinette au Grand Palais à Paris: trois actes scénographiés pour évoquer le destin de l'archiduchesse, devenue Dauphine puis Reine de France. De Trianon à la guillotine, parcours tragique qui croise l'excellence des arts français dans les années 1780...
Elle était belle, jeune et jolie. Mais avait-elle toute sa tête? Même son frère, futur Joseph II, s'en inquiète en la nommant "Tête à vent"... L'histoire le lui rappellera durement, en réservant à l'archiduchesse autrichienne, devenu reine de France, un sort des plus macabres. L'exposition parisienne qui investit les cimaises des Galeries du Grand Palais à Paris, jusqu'au 30 juin 2008, compense la direction décalée prise par (librement inspiré du roman biographique de la Britannique Antonia Fraser, 2001). Deux ans après ce film dont le kitsch rock ciblait justement le mal-être d'une jeune femme victime, sacrifiée qui n'en finit pas de grandir, avec toutes les velléités du passage à l'âge adulte, retrouve à Paris, ses cadres pompeux, son faste Ancien Régime, de Schoenbrunn à Versailles, mais avec l'oeil d'un scénographe de génie, Robert Carsen soi-même qui directeur artistique du parcours, a conçu les salles, en écrins évocatoires d'un destin, d'anecdotique, devenu "historique". Au final et avec le recul, le mythe de Marie-Antoinette, Reine martyr, princesse écervelée a du mal à se construire... Serait-ce parce que le personnage manque de volonté comme d'ambition? Trop occupé par le détail, comme aveuglé par un narcissisme infantile?
Un opéra de la monarchie
L'impact de l'exposition opératique offert par Carsen, rétablit la vérité d'une figure assez banale finalement, dont l'adolescence insouciante ne finit jamais, mais dont le contexte artistique en particulier, fut de première importance. Ce que donne à voir et à contempler, la muséographie de l'exposition, c'est justement cet environnement de l'éphémère devenu art. Voyez tout au long des salles, ces superbes portraits, dessins, aquarelles et pastels; consultez aussi la généalogie des ébénistes créant meubles, commodes, fauteuils, chaises, banquette, dessus de portes, d'autant plus admirables que tant de prouesses en ciselure, proportions, matériaux ne sont plus visibles au Département des objets d'art du Louvre (pour cause de travaux); et encore ces bustes sculptés, ce sens de l'apparat, du majestueux, de la mesure qui accorde la solennité à l'élégance... un juste idéal qui nous impressionne encore aujourd'hui. Aucun doute, le règne de Louis XVI et de Marie-Antoinette marqua un âge d'or de l'art français.
Scénographie magistrale
En metteur en scène reconnu et avisé, Carsen ne s'embarrasse pas de décorum factice et encombrant: il cible juste, par économie, par synthèse, par dispositif visuel, assez époustouflants. Trois actes, balisés par une couleur chacun, évoque le passage fugace de la Reine, de Schönbrun à Versailles, de Triano à l'échafaud. Acte I: Le visiteur est d'abord aspiré dans un dédalle de miroirs (motif si cher à Carsen, depuis , dans la perspective d'une enfilade dont le rouge impérial, rappelle les origines et le "foyer" viennois de la princesse. Marie-Antoinette naît le 2 novembre 1755 dans ce palais baroque vertigineux dont le luxe doré des intérieurs compense la rectitude des façades néoclassiques.
A l'acte II, il s'agit d'exprimer par ces tentures d'un bleu roi, propre à Versailles, ce désir de changement, cette aspiration à la liberté, ce romantisme naïf qui poussa la Souveraine à jouer à la bergère, en plein air, ne s'entourant que de jeunes beautés aimables et gracieuses, dans un monde désormais recomposé selon son goût: voici, le temps de la galanterie badine évoqué par la perspective d'un théâtre évoquant le temple de l'amour, façon laiterie de Rambouillet. Puis, après la reconstitution des soirées théâtrales et musicales à Trianon, le parcours met en scène un rêve qui se brise: miroir entaillé, fissuré... la Reine a beau se faire portraiturer en mère vertueuse, rien n'y fait. Son sort est scellé: elle paiera pour ses excès de luxe et ses dépenses obscènes. "Madame Déficit" est lentement menée à l'échafaud: Carsen, à l'acte III, nous plonge dans un nuit d'horreur étouffante. C'est le tunnel de la mort qui se resserre comme un goulot, jusqu'à la dernère scène, celle de l'échafaud: une guillotine magistralement évoquée, avec pour point d'orgue, le dessin de David, représentant la citoyenne Capet, un bonnet sur la tête, quelques instants avant sa décapitation, assise sur la charette funèbre. La conception scénographique est sobre, efficace, magistrale.
Reine des arts, parcours musical
Pour le reste, si les visiteurs n'apprendront pas grand chose de nouveau sur la vie et les goûts de Marie-Antoinette, en revanche la sélection des portraits et objets des plus somptueux, dont beaucoup d'éléments musicaux (instruments dont la harpe que posséda la Reine, partitions avec dédicace de Gluck, son ancien professeur à Vienne, devenu compositeur de la Cour de France), avec en complément de visite, un véritable parcours sonore (en particulier dans la dernière salle du premier niveau qui reconstitue le décor du Déserteur de Sedaine (à partir des éléments décoratifs en provenance du théâtre de Fontainebleau), est passionnante. Les amateurs de belle peinture pourront reconstituer la manière de l'époque, néoclassique et aussi, comme adoucie par une tentation au pastoralisme et au plein air: dans la rotonde du rez de chaussée, deux portraits de la Reine à la rose (en "gaulle" de mousseline, version indécente; en costume français, plus monarchiquement correct), mais aussi les deux pendants du Salon de 1787, ressuscitent une époque où l'imagerie royale a été portée par les meilleures artistes de l'heure: Vigée-Lebrun, Guiard... En offrant un cadre d'opéra à cette exposition foisonnante, Carsen a recréé le plus bel hommage à l'excellence des arts de France, à la veille de la Révolution. Aucun doute, l'exposition du Grand-Palais est l'événement culturel de ce début d'année.
Exposition Marie-Antoinette. Paris. Galeries du Grand-Palais. Du 15 mars au 30 juin 2008.
23:13 Publié dans marie-antoinette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marie Antoinette, reynald Roussel
Madame Campan
Née à Paris en 1752 d'un père roturier, Madame Campan entre à la Cour à quinze ans et devient lectrice des filles cadettes de Louis XV. Dotée d'un tempérament vif et déterminé, elle est nommée en 1774 première femme de chambre de Marie-Antoinette qu'elle servira jusqu'en 1792. Attentive, observatrice, intelligente, Madame Campan partage non seulement l'intimité de la reine, mais aussi de nombreux secrets d'Etat. Des fastes de Versailles à la fuite à Varennes, elle se trouve aux premières loges d'événements qui s'apprêtent à bouleverser la France et l'Histoire. Sur un toit inimitable, bienveillant ou virulent, Madame Campan raconte ce qu'elle voit, ce qu'elle entend, ce qu'elle sait : un trésor inépuisable de vérités et de détails, grâce auquel ses Mémoires demeurent un témoignage unique sur l'Ancien Régime, la Révolution, la vie quotidienne et la personnalité de Marie-Antoinette.
Présentation de l'éditeur
La singularité de ce destin, sa violence ont fait entrer Marie-Antoinette dans la légende dès qu'elle gravit les marches de l'échafaud. Elle apparaît bien comme la dernière reine, le symbole d'un monde disparu, porteur de mystères et générateur de fantasmes. Elle est la première souveraine " médiatisée ", véritable " star " du royaume, lors de l'avènement de Louis XVI. Revendiquant en même temps le droit à une vie privée, elle préfigure ainsi les princesses modernes. Que cette femme frivole et sentimentale, arrachée brutalement à son univers de fêtes, ait pu faire face aux violences révolutionnaires avec un courage exceptionnel ; qu'elle ait défendu son mari et ses enfants avec l'énergie du désespoir ne peut laisser indifférent. Le bonheur ne se raconte pas, une vie heureuse est un secret perdu, mais les malheurs d'une reine tissent la trame d'une tragédie. Douée d'un talent exceptionnel pour mettre l'Histoire en scène, Evelyne Lever nous offre une biographie frémissante, qui renouvelle le sujet et s'adresse à tous les publics tout en restant d'une parfaite rigueur historique.
16:50 Publié dans marie-antoinette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marie antoinette, reynald roussel











