22.04.2008

C'etait Marie Antoinette

La singularité de ce destin, sa violence ont fait entrer Marie-Antoinette dans la légende dès qu'elle gravit les marches de l'échafaud. Elle apparaît bien comme la dernière reine, le symbole d'un monde disparu, porteur de mystères et générateur de fantasmes. Elle est la première souveraine " médiatisée ", véritable " star " du royaume, lors de l'avènement de Louis XVI. Revendiquant en même temps le droit à une vie privée, elle préfigure ainsi les princesses modernes. Que cette 385c58722df4192beb8092345c744f41.jpgfemme frivole et sentimentale, arrachée brutalement à son univers de fêtes, ait pu faire face aux violences révolutionnaires avec un courage exceptionnel ; qu'elle ait défendu son mari et ses enfants avec l'énergie du désespoir ne peut laisser indifférent. Le bonheur ne se raconte pas, une vie heureuse est un secret perdu, mais les malheurs d'une reine tissent la trame d'une tragédie. Douée d'un talent exceptionnel pour mettre l'Histoire en scène, Evelyne Lever nous offre une biographie frémissante, qui renouvelle le sujet et s'adresse à tous les publics tout en restant d'une parfaite rigueur historique.

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17.04.2008

Rendez-vous avec la Reine

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14.04.2008

Marie -Antoinette

768831f316a76fcc7a3787d53456e183.jpgLa toute première fois, les étoles de Marie-Antoinette, éditées au moment de la sortie du film de Sofia Coppola, en 2006, étaient parties comme des petits pains. Les touristes japonais avaient même regretté l'absence d'un bob, d'un parapluie ou d'un cabas aux couleurs de la reine. Qu'à cela ne tienne. A l'occasion de l'exposition consacrée à Marie-Antoinette au Grand Palais à Paris, jusqu'au 30 juin, les boutiques des musées nationaux regorgent de ces trois "indispensables" articles, ainsi que de nouveaux bijoux, foulards, et même des torchons inspirés du décor polychrome du boudoir de Marie-Antoinette à Fontainebleau (15 euros l'un) ! Les nostalgiques de la royauté pourront s'offrir un crémier et sa théière en porcelaine, à l'image du nécessaire de voyage de la reine, des broches, une montre gousset sur un lacet rose ou encore une robe de taffetas et dentelle (125 euros) à offrir aux petites filles qui aiment, comme Marie-Antoinette, se déguiser. A moins qu'elles ne préfèrent la peluche mouton, façon Petit Trianon.

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EXPOSITION MARIE ANTOINETTE

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Bientot je raconterai mon dialogue avec la reine
contact reçue en médiumnité 

13.04.2008

Le collier

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Le collier
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  Le collier a l'exposition
copie 

31.03.2008

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27.03.2008

EXPOSITION

2005 avait marqué le 250 ème anniversaire de sa naissance. 2008 est un crû tout aussi bénéfique pour la gloire posthume de la princesse autrichienne devenue Reine de France: Marie-Antoinette (1755-1793).  Jusqu'au 30 juin 2008, les galeries nationales du Grand Palais à Paris, présentent une rétrospective sur la vie et les goûts de Marie-Antoinette à la Cour de France. Outre la sélection éblouissante des oeuvres exposées, la mise en scène, orchestrée par Robert Carsen, que l'on connaît surtout en scénographe des opéras, théatralise le parcours en lui offrant une dimension fastueuse et intimiste, surtout tragique, comme en témoigne la dernière salle en forme de lame (de la guillotine), dans la pénombre, qui évoque la fin terrifiante de celle qui mourut en 1793, décapitée à l'âge de 38 ans.

49569ada41dc40d9dd24696a8a98b76b.jpgL'autre grand intérêt de l'exposition parisienne est la place des goûts de la souveraine, patronne des arts et surtout mélomane: décors de scène, partitions dédicacées (de Gluck son ancien professeur à Vienne, devenu compositeur officiel à Versailles), portraits de la Reine en musicienne... Robert Carsen a réinventé le déploiement muséographique des oeuvres en lui associant un fil musical, en écoute dans les salles, en particulier dans la partie finale du premier niveau, où les soirées à Trianon sont subtilement évoquées.

Lire notre dossier spécial Exposition Marie-Antoinette au Grand Palais (jusqu'en 2008)

Illustration
: Marie Antoinette au pianoforte par Franz Xavier Wagenschön: la princesse est à Schönbrun et n'a pas 15 ans (Vienne). Toile exposée à Paris, dans la partie viennoise du parcours.

25.03.2008

Les Dates

Marie-Antoinette d’Autriche

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Marie-Antoinette

Née à Vienne (Autriche) le 2 novembre 1755, morte à Paris le 16 octobre 1793, Marie-Antoinette est la quatrième fille de l’empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche.

Afin de réconcilier la monarchie française avec celle des Habsbourg, le ministre Choiseul mène des négociations qui conduiront au mariage de Marie-Antoinette avec Louis le Dauphin futur Louis XVI.

Au printemps 1770, elle épouse le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV. Les fêtes données à cette occasion sont magnifiques, à Paris, le feu d’artifice est l’occasion d’une bousculade monstre qui fait cent trente-deux morts.

La petite archiduchesse fait vite la conquête de toute la cour ; elle est « délicieuse » selon ses contemporains, toute menue, blonde, blanche et rose avec déjà cette grâce et ce port de tête qui faisait dire à son page que, comme on offrait une chaise aux autres femmes, on avait envie de lui avancer un trône.

Mais elle se laisse vite entraîner dans les coteries et les intrigues et d’autant plus facilement que son nouvel époux ne semble guère s’intéresser à elle. Elle doit attendre huit ans, dans l’inquiétude d’être reconnue stérile, la naissance de sa fille, la petite « Madame Royale ».

Pour tromper son ennui ce sont des fêtes et bals, des tables de jeu où elle perd des sommes astronomiques, des escapades avec ses compagnons favoris qui font d’autant plus jaser que l’on connaît ses problèmes conjugaux. Sa mère Marie-Thérèse lui conseille de moins dépenser, d’avoir plus de considération pour le roi et pour l’étiquette. En 1775 Marie-Thérèse écrira à l’ambassadeur de France à Vienne : « Ma fille court à grands pas vers sa ruine ».

Devenue reine en 1774, face à la faiblesse de Louis XVI, on peut raisonnablement penser que c’est elle qui gouverne. Elle place tous les siens et fait chasser tous ceux qui lui ont déplu. Marie-Thérèse sa mère meurt en 1780 et les conseils judicieux que cette dernière lui dispensait s’en vont avec elle. A partir de ce moment, Marie-Antoinette va cumuler les erreurs.

En 1784, elle soutient les intérêts de son frère Joseph II dans sa querelle avec les Pays-Bas, Louis XVI, refuse de prendre le parti de l’Autriche ; les manœuvres de la reine ayant abouti à un accord désavantageux pour la France, le peuple lui donne son surnom : « l’Autrichienne ».

1785, c’est l’affaire du « collier » qui éclate. Marie-Antoinette est victime d’une escroquerie montée par une aventurière qui se fait appeler La Motte-Valois. Elle est aussi victime de la bêtise du cardinal de Rohan et des rancunes de tous ceux qu’elle a malmenés. Sure de son innocence, elle exige l’arrestation de Rohan et un procès public. La fausse comtesse est condamnée, Rohan innocenté et le scandale éclabousse la couronne française.

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Marie-Antoinette
par Elisabeth Vigée Le Brun

Marie-Antoinette est maintenant détestée par tout le monde et plus particulièrement par le peuple. La misère engendrée par les mauvaises récoltes successives, c’est elle ; la faillite du Trésor, révélée en 1787, c’est elle. Sa seule consolation est son amant Axel de Fersen, l’officier suédois qui lui a été présenté en 1774. Leur amour durera jusqu’à la mort de la reine.

Dès le début de la Révolution, elle refuse tout compromis avec les députés de l’Assemblée, elle reste murée dans son orgueil et ne peut admettre cette idée nouvelle de Nation. Elle va encore plus loin dans cette démarche en refusant l’aide de La Fayette, de Mirabeau et de Barnave. Elle accepte toutefois une entrevue avec Mirabeau, le 3 juillet 1790, mais ne peut admettre l’idée d’une monarchie constitutionnelle. Pour elle la seule solution serait l’aide de son frère ou d’armées étrangères. En 1792 encore, elle refuse le secours de Dumouriez. Elle pousse à la guerre, pensant que c’est de là que viendra le salut, la délivrance.

Depuis octobre 1789, elle est quasi-captive de la nation avec sa famille ; les épreuves ont fait d’elle une mère admirable, une épouse exemplaire qui a de l’estime et de l’affection pour l’homme maladroit mais bon que le sort lui a donné. Elle fait face avec courage et dignité aux grandes journées révolutionnaires, c’est sur elle que se cristallisent les haines populaires ; elle n’est plus que l’infâme, la bête féroce dont il faut arracher le cœur.

Elle amène Louis XVI à l’idée de fuite : ils seront arrêtés à Varennes, le 20 juin 1791. Le 13 août 1792, elle est enfermée avec les siens dans le vieux donjon du Temple. Tous ses amis lui sont arrachés, emprisonnés, exécutés, massacrés. Après l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, on la sépare de son fils âgé de huit ans qu’elle entend bientôt jurer avec ses geôliers dans la cour de la prison.

En octobre c’est le procès. Mêlant dans son réquisitoire les arguments les plus fondés sur les dépenses de la reine et son action politique avec des récits fantaisistes sur les « orgies » de la cour, Fouquier-Tinville y joint, à l’instigation d’Hébert, d’infâmes accusations sur des pratiques sexuelles auxquelles elle aurait initié son fils. Elle répond à tout avec une grande dignité.

Marie-Antoinette ne sait pas que sa mort est déjà décidée et garde jusqu’au bout l’espoir, un espoir entretenu par les nombreux dévouements qu’elle inspire jusqu’à la fin. Ses deux avocats Chauveau-Lagarde et Tronson du Coudray épuisent en vain leur éloquence et sont arrêtés en pleine audience.

En ce jour du 16 octobre 1793, elle est condamnée à quatre heures du matin et conduite à l’échafaud quelques heures plus tard. Âgée de trente-huit ans, elle en paraissait alors soixante : depuis le retour de Varennes, ses cheveux étaient devenus blancs.

http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article239

source  

22.03.2008

La Reine

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21.03.2008

Marie - Antoinette

Blog crée le 18 mars 2008

Tableaux, sculptures, meubles, objets, lettres... Le Grand Palais propose jusqu'au 30 juin, pour un prix très raisonnable, une évocation passionnante de la vie de la reine, brillamment mise en scène par un homme d'opéra.

ON N'AVAIT encore jamais vu un grand événement culturel qui propose à la fois, pour 10 € au maximum, une exposition et une tragédie. Or c'est le cas de « Marie-Antoinette », l'exposition remarquable, et promise à un grand succès, qui s'ouvre aujourd'hui au Grand Palais. Pour la première fois, le regard et la puissance d'un homme d'opéra - le metteur en scène Robert Carsen - ont guidé un parcours construit en plusieurs actes : l'enfance de l'archiduchesse et l'apprentissage de la condition royale ; le quotidien et les fastes de la dauphine devenue jeune reine ; puis le lent chemin de croix vers la chute
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